Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 13:08

Le plus grand festival de cinéma et de télévision du continent africain fête cette année son quarantième anniversaire avec un grand nombre d'invités dont le Cameroun.
En effet, le pays de Dikongué Pipa sera bien présent à cette 21ème édition qui se tient du 28 février au 7 mars 2009 à Ouagadougou, avec quelques films en compétition dont "Mah Saah-Sah" de Daniel Kamwa dans la catégorie long métrage, "Wakamutse ho" de Bernard Auguste Kouemo Yanghu dans la catégorie court-métrage. Le film "Paris à tout prix" de Joséphine Ndagnou est inscrit dans la catégorie Fiction/Tv / vidéo, ainsi que "La cicatrice" de Léopold Magloire Yando et "Dream Tomorrow" de François L. Woukoache. Jean Marie Teno, quant à lui, a inscrit cette année au Fespaco un documentaire intitulé "Lieux saints", tout comme Rosalie M. Atangana avec "Femmes battantes2" ou encore Oswalde Lewat qui signe "Une affaire de nègre". Dans la catégorie série et sitcoms TV/video, le Cameroun brille en revanche par son absence, un peu comme si les séries produites au Cameroun étaient condamnées à n'être diffusées que sur les chaînes locales. Celles-ci souffriraient-elles d'un déficit de qualité? Question à zéro sou à laquelle chacun peut apporter aisément une réponse.
Cela dit, les Camerounais présents à cette édition du Fespaco ont-ils des chances de ramener un prix? En tout cas, les cinéphiles de tous bords ont tous les doigts croisés. Vivement qu'ils ravivent dans les esprits  le souvenir de Cyrille Masso, Jean Piere bekolo et... Dikongué Pipa dont l'Etalon d'Or remporté en 1976 avec "Muna Moto" doit s'être couvert aujourd'hui d'une  mince couche de moisissure...

 

Par Charly Séka
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 08:55

Ainsi, après Hollywood chez notre lointain cousin Barak Obama, Bollywood e Inde et Nollywood au Nigeria, voici venu "Collywood" au Cameroun! Oui, au Cameroun où les dernières salles de cinéma viennent de fermer les portes. Très ou peu originale, l'idée vient d'un groupe de camerounais et certains d'entre eux viennent d'en parler à "Hello!", un talk show matinal très prisé à la Crtv, la TV nationale camerounaise. Chouette comme idée, avouons-le, dès lors que celle-ci vous fait monter à la tête des rêves de productions au pluriel dans des décors somptueux avec des acteurs et actrices susceptibles de développer un véritable "star system"...  Le rêve est bien permis, non?Mais l'on pourrait légitimement se permettre quelques interrogations sur le contenu de l'idée, ou, si on veut, sur le personnel devant donner un peu de "chair" et de "graisse" au contenant. Sans vopuloir cracher sur les initiatives des uns et des autres, un rapide coup d'oeil sur le paysage cinématographique ou audiovisuel camerounais révèle un constat plus ou moins amer: la majorité des quelques particuliers qui s'embarquent dans l'aventure de la production le font plus par passion que par un dessein formel d'en attendre des retombées financières. Du coup le souci de la qualité est très souvent relégué au second plan du fait même d'un déficit de formation professionnele  à la base. On a envie de dire que l'école de Bassek Ba Kobio, réalisateur, producteur et organisateur du festival "Ecrans Noirs" n'a pas fait long feu. Jean Marie Teno et autres Jean Pierre Bekolo et Daniel Kamwa font valoir leur expérience sous d'autres cieux. Alphonse Beni, acteur réalisateur, est sur la mauvaise pente, et de jeunes producteurs indépendants à l'instar de Cyrille Masso, dernier Prix Spécial du Jury du Fespaco (avec Confidences, 2006) se battent avec la force du désespoir pour sortir le cinéma camerounais de l'ornière, pendant que le seul centre de formation professionnelle de l'audiovisuel (CFPA) insuffle, parfois sans conviction, un esprit de la production à des étudiants beaucoup plus soucieux de trouver un travail de salarié à la télévision qu'à se lancer dans une aventure à l'issue incertaine. Loin e nous l'idée de leur jeter la pierre!
Mais qui dit industrie cinématographique dit construction de studios, émergence des centres de formation accessibles aux techniciens et autres comédiens, des maisons de production et des producteurs dignes de ce nom, etc. Pour tout dire, il est question d'organiser la profession à tous les niveaux afin de donner corps à la brillante idée de "Colywood". Les promoteurs de celle-ci en sont certainement conscients. Sinon, l'on serait tenté de dire Collywood, et puis quoi encore!

Par Charly Séka
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 19:49
Action!
D'accord, on n'aura rien en boîte, mais au moins on se sera fait le plaisir de renifler ce parfum des plateaux de tournage (si rares chez nous) qui nous enivre toujours bien que finalement il n'y ait plus au Cameroun la moindre salle de cinéma où regarder tous ceux qui ont rêvé un jour de suivre les pas d'un Gérard Essomba ou d'un Yaphet Kotto et autre Eric Ebouané pour ne citer que ces derniers. Le seul exploitant de salle ayant résisté à l'assaut des églises et des supermarchés a fini par fermer les portes. Adieu le Cinéma Abbia à Yaoundé, le Cinéma le Wouri à Douala et le Cinéma l'Empire à Bafoussam. Pourquoi? La réponse tiendrait en une kyrielle d'interrogations auxquelles on saurait difficilment apporter une réponse. Sans doute cet exploitant rescapé s'est-il enfin lassé de faire tourner ses bobines dans des salles aux 3/4 vides, les cinéphiles ayant pris la résolution de s'approvisionner à l'immense  marché de la piraterie pour s'offrir leur séance ciné en toute quiétude à la maison. C'est vrai, on se noyerait sans crier au secours dans l'océan des films made in Nolywood qui inondent le territoire camerounais. Et même si on en rééchappait on n'aurait pas de répit avant de se laisser haper par l'autre versant où coule le flot tumultueux des films  holywoodiens gravés sur CD et DVD qui ne demandent qu'à être pêchés moyennant quelques pièces de francs CFA. Pathétique, n'est-ce pas?
La nouvelle de la fermeture de ce qui était considéré comme les derniers vestiges du cinéma camerounais en matière de salle a suscité des débats dans des chaînes de radio et de nombreux auditeurs de toutes les couches sociales s'en sont donnés à coeur joie au cours de quelques émisions interactives, déversant leur bile sur le ministère de la culture et dénonçant par la même occasion le manque de volonté politique dans la titmide tentative de relance du cinéma camerounais. Faut-il compter le milliard de francs CFA spécialement alloué, dit-on chaque année à la culture camerounaise? Peine perdue. Qu'est-ce qu'on en fait? A cette question, un doigt accusateur est très vite brandi sur le copinage en règle au ministère, lequel s'apparente à un filet tellement bien tissé qu'il ne retient dans ses mailles que des projets dont les auteurs sont susceptibles de graisser la patte à ceux qui détiennent les cordons de la bourse. Lamentable!
A l'heure où des tentatives de réorganisation et d'assainissement du paysage cinématographique fusent de quelques particuliers à travers la mise en place d'associations dont les objectifs, bien que définis, se résument très souvent, hélas, à de vulgaires batailles d'intérêts, la fermeture des dernières salles de cinéma au Cameroun transforme en cauchemar (excusez de peu!) nos rêves de cinéphiles de voir s'ériger dans notre pays une véritable industrie cinématographique.
Par Charly Séka
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 21:49

Je le disais déjà, le projet de série TV 'Haute Tension' fait couler beaucoup de salive, du moins dans les coulisses, dans les couloirs et dans les bureaux. Allez savoir pourquoi! Après tout ce n'est qu'un petit projet parmi tant d'autres qui se font un peu partout en ce moment au Cameroun. La petite nouvelle c'est que la reprise du tournage annoncé après la St Sylvestre a effectivement eu lieu le 06 janvier dernier avec l'enthousiasme habituel de l'équipe de production. Seulement, voilà qu'au deuxième jour de la reprise, un hic s'invite sur le plateau entre deux prises, un hic gros comme un cafard et long comme le morceau de plantain que je venais de manger à la pause en compagnie des autres membres de la petite famille qui s'était ainsi réunie pour communier autour de sa pitance quotidienne. Comme je n'aimerais pas vous laisser languir, je vous dis donc de quoi il était constitué, ce hic, tout simplement d'une sommation de débarrasser le plancher (sans doute trop bien ciré pour nous autres pauvres bougres des ghettos!) du décor qu'on avait mendié pour la circonstance. Dieu du ciel! Je vous dis pas le froid que la petite grande nouvelle a jeté sur notre petite communauté de rêveurs impénitents et passionnés. Heureusement que notre grand patron à nous a réussi à obtenir du grand patron des lieux, et ce à grand renfort de causette à huis clos, la permission d'achever ce que qui restait des trois premiers épisodes qu'on avait programmés de tourner en ces hauts lieux. Finalement, j'ai envie de dire que le petit coup de froid est passé aussi vite qu'il est arrivé... Enfin, c'est que nous avons tous cru jusqu'à ce qu'il nous soit confirmé définitivement l'impossibilité de tourner dans les bureaux de l'immeuble que nous avions mendié. Des têtes de gueux, on n'en veut certainement pas dans ce milieu-là! Comme chacun le sait, à l'impossible nul n'est tenu. Mais il en faudrait un peu plus pour décider la sympathique équipe de Haute Tension à jeter l'éponge. C'est sûr et certain, elle va remettre ça.  Peu importe où.

Par Charly Séka
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 21:55
Le 5 décembre dernier, il tombait des cordes à Yaoundé. Pourtant, cela n'a pas empêché l'équipe de "Haute Tension" de se mouiller. Ce que c'est que Haute Tension? C'est un projet de série TV autour duquel gravite une bande de passionnés aussi enthousiastes les uns que les autres et dont le tournage, débuté justement ce 5 décembre mouillé, s'est interrompu après dix jours (Noël et St Sylvestre oblige) pendant lesquels cette équipe a prouvé qu'elle en avait dans les tripes. Que va-t-elle donner à voir à la télé? Pour le moment, motus et bouche cousue... Le tournage reprend bientôt.
Par Charly Séka
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